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Vecchio 30-09-2008, 13.27.49
1lm Luciano
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Predefinito ......... Articolo interessante

Buongiorno,

Analyse.

Myret Zaki
Mardi 30 septembre 2008


Qu'est-ce qui, réellement, est à la source de la crise bancaire la
plus sévère de tous les temps? La volonté des banques d'affaires de
singer les hedge funds. Voilà ce qui a signé l'arrêt de mort de Wall
Street. Dans cette jungle de la spéculation, les fonds alternatifs
sortent gagnants. A ce jeu-là, leurs structures sont les mieux
adaptées.

Certes, les hedge funds aussi traversent la pire période de leur
histoire. Accusés de déstabiliser les marchés, les régulateurs du
monde amputent leurs rendements en leur interdisant, jusqu'au 2
octobre, les ventes à découvert. Mais la sélection naturelle parle en
leur faveur. Les maisons comme Citadel, D.E. Shaw et SAC Capital
Advisors n'ont jamais autant recruté, raflant des équipes entières de
traders et d'analystes ayant fui les banques en déliquescence. Même
affaiblis par la rareté du financement et par le krach des marchés,
les hedge funds perdent deux fois moins que le marché des actions,
abandonnant 10% depuis janvier, contre 20% pour l'indice d'actions S &
P 500.

La vérité est que, depuis l'essor fulgurant de l'industrie alternative
dans les années 1990, la banque d'affaires classique est une espèce
menacée. La tradition du trading s'est déplacée vers les hedge funds.

Peu réglementée et marquée par une forte culture entrepreneuriale,
l'industrie alternative a développé le modèle le plus compétitif de
rémunération des traders, que les salles de marchés des banques n'ont
jamais su égaler. Le poids des hedge funds dans le négoce n'a fait que
croître - ils investissent globalement 1900 milliards de dollars
d'avoirs de clientèle -, d'autant que ce sont des gérants très actifs,
à l'origine des plus gros volumes quotidiens d'ordres de bourse.

Cela en a fait les clients privilégiés des banques, et paradoxalement
aussi leurs rivaux directs. Ces dernières années, dès qu'un trader
acquérait de l'expérience, il désertait le desk de sa banque pour
rejoindre un hedge fund. Un parcours devenu classique. Les banques ne
pouvaient pas, pour autant, combattre frontalement les hedge funds,
car elles tenaient à ces très généreux clients de leurs services de
«prime brokerage» (courtage, prêts de titres, financement). Mais
l'industrie bancaire devait contre-attaquer malgré tout, afin
d'enrayer la fuite de talents et de profits.

La solution? Citigroup, Merrill Lynch, UBS, Bear Stearns, Lehman
Brothers l'ont trouvée en concurrençant les hedge funds les plus
téméraires sur leur propre terrain, tout en utilisant le privilège de
leur licence bancaire pour se financer à des taux défiant le marché.
Cela leur a permis de spéculer à une échelle encore plus vaste, UBS
affichant, mi-2007, un levier supérieur à celui des fonds les plus
spéculatifs comme Carlyle Capital.

La grande banque suisse voulait concurrencer les géants new-yorkais de
l'alternatif comme Fortress. Elle y laissera, bientôt, 50 milliards de
francs de pertes, annihilant tous les bénéfices de la fusion de 1998.

Goldman Sachs a damné le pion aux meilleurs hedge funds. Mais à quel
prix? D'aucuns soutiennent que cette banque est l'une des principales
causes de l'effondrement du marché des crédits titrisés, qu'elle a
vendus en quantités massives. Cela expliquerait qu'elle se constitue
désormais en banque commerciale, tombant sous la supervision de la
Réserve fédérale.

Les hedge funds laisseront aussi des plumes dans le «tsunami» actuel.
Les investisseurs s'apprêteraient, cette semaine, à retirer entre 10%
et 50% des avoirs investis en placements alternatifs, selon le Sunday
Telegraph. Les rendements négatifs affectent les rémunérations des
gérants, qui ont, pour la plupart, des «high water marks», ces règles
qui leur imposent de générer d'abord assez de rendement pour combler
les pertes et hisser le niveau des actifs à leur dernier record, avant
de pouvoir toucher à nouveau 20% de la performance. A présent, les
fonds alternatifs doivent donc payer les employés avec leur seule
commission de gestion de 2%, qu'ils touchent sur des actifs déprimés.
Mais alors que près de 350 hedge funds ont été liquidés au 1er
semestre, et qu'on prédit entre 700 et 1000 faillites fin 2008,
l'industrie alternative a les reins solides. Elle compte près de 10000
fonds, des structures plus légères que les banques, qui ont la
flexibilité de mourir et de renaître au gré des cycles boursiers.
Leurs gérants ne mettent pas en jeu des dizaines de milliers d'emplois
et d'actionnaires par leurs décisions.

De la débandade actuelle émerge une sélection des meilleures maisons
alternatives, transformées en véritables banques d'affaires de demain.
Celles qui ont profité du carnage pour engager les meilleurs talents
sont aujourd'hui supérieures par leur technologie, leur système de
négoce et leur accès aux investisseurs. Ces firmes, comme Citadel,
Fortress et Farallon, ont actuellement pris le relais des banques
comme fournisseurs de liquidité et de crédit au système. On ne compte
plus les maisons, parmi lesquelles figure Carlyle, qui ont lancé des
fonds «distressed», destinés à racheter la dette défaillante des
crédits titrisés à des banques.

Et malgré des appels récurrents à une supervision plus rapprochée, les
hedge funds semblent échapper à une réglementation permanente. New
York, Londres et Bruxelles ont beau soulever la question, des intérêts
puissants défendent, en coulisses, la préservation de cette aire non
régulée, que d'aucuns appellent le «trou noir» de la finance. Le
commissaire au marché intérieur de l'UE, Charlie McCreevy, s'est même
attiré les foudres des parlementaires européens en déclarant le 22
septembre: «Ce n'est pas la peine de réglementer les hedge funds. La
réglementation n'a pas empêché les banques de prendre les risques les
plus élevés.» Et bien que le secrétaire américain au Trésor Henry
Paulson soit, pour sa part, persuadé qu'une plus stricte surveillance
des hedge funds deviendra essentielle à la prévention des crises
systémiques, le lobby américain de l'alternatif a pu, jusqu'ici,
préserver ses privilèges. Tant que cela durera, c'est dans l'enceinte
de l'empire des hedge funds que se perpétuera Wall Street.

Ciao.....1lm Luciano
Alt 30-09-2008, 13.27.49
borsa-italia.net
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Vecchio 30-09-2008, 13.43.36
ilmarchesedelgrillo
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Mecojoni..........scusi il francesismo.
 

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